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Cinq malentendus potentiels sur l’utilisation et les coûts de l’infonuagique

Infonuagique | Posted on September 19, 2018 by Softchoice

Avant d’entamer votre migration dans le nuage, il est important de savoir quel sera l’impact de son utilisation et de ses coûts sur le succès de votre démarche.

Une analyse approfondie de l’écart vous fournira des informations qui vous permettront de prendre des décisions judicieuses. Cette analyse vous donnera un portrait détaillé de votre situation actuelle et des ressources dont vous aurez besoin pour atteindre l’objectif désiré. Trop souvent, cependant, des malentendus ou des négligences viennent fausser ce portrait. Tout comme des dominos mal placés, une évaluation erronée des besoins amplifie les problèmes lors de la planification et du déploiement des solutions, provoquant l’échec de la migration ou, au minimum, des dépassements de coûts.

Les choses sont aussi plus complexes qu’on le pense, affirme David Brisbois, directeur principal des services-conseils d’analyse et de déploiement informatique.

« Les présentations des fournisseurs donnent l’impression que le passage à l’infonuagique, son utilisation et les coûts qui s’y rattachent sont simples – jusqu’au moment où vous commencez à vous en servir. C’est là que vous réalisez que c’est plus compliqué que tout ce que vous aviez imaginé. »

Les erreurs les plus courantes

Bien que les malentendus concernant le rapport coût/utilisation ne prêtent pas à conséquence dans un premier temps, souligne David Brisbois, il ne faut pas s’y tromper. La complexité augmente à mesure que le déploiement prend de l’ampleur. Les effets d’une analyse de l’écart défectueuse deviennent alors évidents et il est parfois trop tard pour faire machine arrière.

Or de nombreuses erreurs d’analyse de l’écart résultent du fait que les TI se concentrent trop souvent sur les seules caractéristiques techniques. Pour qu’une analyse de l’écart soit efficace et que l’adoption de l’infonuagique soit un succès, il faut aussi regarder les choses sous un angle purement commercial.

Comprendre le principe du paiement selon le rendement

De nombreuses entreprises ne perçoivent pas clairement en quoi le modèle de paiement selon le rendement diffère des autres modèles. Il s’agit pourtant d’un virage fondamental par rapport aux paradigmes habituels qui privilégient le « toujours plus gros, toujours plus vite ». Pensez en termes d’utilisation, pas de configuration.

À défaut d’effectuer ce virage, vous risquez de devoir acquitter des coûts imprévus pour des ressources que vous n’aurez pas utilisées, et de faire face à la grogne des utilisateurs, lorsque vous commencerez à rajuster les ressources en fonction de vos besoins. Voyez la performance sous l’angle des affaires et adaptez-la à vos besoins et aux résultats que vous cherchez à obtenir. Pour ce faire, une réduction des ressources peut être nécessaire.

Tenez aussi compte de l’émergence de nouveaux modèles infonuagiques comme l’informatique sans serveur ou les fonctions-services. À première vue, ces modèles peuvent sembler très abordables, mais vous devez comprendre clairement toutes les variables susceptibles d’influencer leur coût pour bien les évaluer.

Coûts logiciels

Renseignez-vous le plus tôt possible sur les changements de logiciels requis pour migrer dans Azure ou AWS. Certaines versions de logiciels ne fonctionneront pas dans le nuage et nécessiteront des mises à niveau coûteuses qui en font de mauvais candidats à la migration. C’est le cas de certaines versions de SQL Server, l’un des premiers systèmes auxquels on pense lorsqu’on envisage de passer à l’infonuagique.

Évaluez aussi les interdépendances entre applications. Si deux applications communiquent entre elles, la migration d’une seule des deux pourrait provoquer des problèmes de performance et susciter l’insatisfaction des utilisateurs. Vous devrez donc prendre en considération le coût de migration de ces deux applications.

La sécurité

Les questions liées à la sécurité et à la responsabilité dans le nuage sont encore une source de confusion majeure. De nombreuses entreprises prennent pour acquis que le fournisseur de solutions est responsable de l’ensemble du dispositif de sécurité. Or il est essentiel de savoir où sa responsabilité en la matière se termine et où commence la vôtre. À défaut de définir nettement ces limites, vous risquez de devoir acquitter des frais de sécurité imprévus et des coûts liés à la non conformité de votre dispositif (frais, amendes, etc.).

Et c’est sans compter les coûts potentiels des brèches de sécurité qui pourraient se produire en raison de ce malentendu. Compte tenu de l’importance des données dans le nuage, la sécurité est un sujet à prendre très au sérieux et ce, dès l’amorce de votre projet.

La gravité des données

Si vous leur faites de la place, elles s’accumuleront. Le stockage est une denrée relativement peu coûteuse dans le nuage et les données ont une tendance naturelle à graviter vers ces espaces libres. À mesure que vous transférez des charges de travail dans le nuage, les flux de données d’autres outils suivent le même chemin (médias sociaux, Salesforce, outils d’analyse, etc.).

Anticipez ce phénomène et incluez-le dans votre analyse de l’écart et dans vos plans. Gardez aussi à l’esprit qu’une fois dans le nuage, les données y restent bien souvent, même après le retrait des charges de travail qui y sont associées. Ces « données zombies » continuent de vous occasionner des frais et n’ont aucune valeur.

Gouvernance

Beaucoup d’utilisateurs ont tendance à oublier dans le nuage des charges de travail dont ils n’ont plus l’utilité. Il n’est pas rare, par exemple, que les TI se dotent de ressources infonuagiques pour soutenir le développement d’une application et oublient de les mettre hors service une fois le projet terminé. Cet étalement informatique engendre des dépassements de coûts.

Identifiez dès que possible la ou les personnes qui détiendront les privilèges de déploiement des charges de travail et celle(s) qui en seront responsables. Vous serez ainsi en mesure de prévenir des coûts imprévus et d’éviter que les TI et les autres services de l’entreprise tentent de se repasser la responsabilité de ces charges de travail comme une patate chaude. Vous devrez aussi vous doter d’outils qui vous permettront de suivre l’utilisation de vos ressources infonuagiques, même si les budgets sont désormais affectés ailleurs.

L’infonuagique publique représente un changement fondamental par rapport au modèle financier traditionnel des TI. Et la technologie progresse plus rapidement que la capacité des services financiers à la suivre. Voilà pourquoi il est plus important que jamais que les TI contrôlent et soient informés de tous les coûts, autant que possible.

Une bonne analyse de l’écart présente aussi un avantage indirect, car il permet d’effectuer un « ménage printanier ». C’est le moment idéal pour mettre de l’ordre dans les applications, moderniser vos actifs et déterminer les exigences liées à leur utilisation. En plus de faciliter la migration dans le nuage, ces démarches permettent de rajuster les applications et les données locales.

Comme pour de nombreux autres défis auxquels font face les TI aujourd’hui, la rapidité du changement est le facteur qui a le plus d’influence sur le coût de l’infonuagique. Autrefois, les événements qui avaient un impact sur vos coûts survenaient une fois par an, voire une fois aux trois ans. Aujourd’hui, ces événements sont quotidiens. Il n’y a pas de formule magique pour résoudre cette question. Pour être prêt à faire face aux changements qui se produiront inévitablement, votre service des TI doit être en mesure d’identifier tous les facteurs liés aux coûts et à l’utilisation et se doter des outils de surveillance et de suivi nécessaires.